Le montant est vertigineux : 109 milliards d'euros.
Cette somme donne Ă rĂȘver pour notre pays confrontĂ© Ă une crise Ă©conomique, mais aussi Ă une crise politique majeure. Mais l'IA, c'est aussi Elon Musk, la personne la plus puissante au monde, dĂ©cidĂ©e Ă ce que l'extrĂȘme droite remporte les prochaines Ă©lections en Allemagne et certainement en France.
En annonçant, sans prĂ©ciser comment ni pourquoi, la participation des Ămirats arabes unis Ă cet investissement massif â pays qui, comme nous l'avions expliquĂ© dans une prĂ©cĂ©dente newsletter, mise sur la France pour renforcer sa position gĂ©opolitique face aux Ătats-Unis â Emmanuel Macron risque d'offrir une victoire politique Ă l'extrĂȘme droite française.
Je ne suis pas dans la confidence des chiffres ni des décisions stratégiques, mais il est évident qu'un tel mouvement déstabilisera fortement certains acteurs établis de la tech française, comme OVH et Scaleway.
Nous assistons actuellement Ă une bulle des data centers.
Une grande partie de l'argent annoncé sera investie dans l'acquisition d'infrastructures, sans nécessairement se traduire par des emplois de qualité en France.
La situation rappelle celle de la Caroline du Nord lorsque Apple a implanté ses data centers : beaucoup d'espoir pour finalement constater que les "good paying jobs" étaient monopolisés par des ingénieurs délocalisés, tandis que les emplois locaux se limitaient à des postes de gardiennage et de sécurité peu rémunérés.
La question cruciale est donc de savoir quelle part de cet investissement sera effectivement injectĂ©e dans l'Ă©conomie rĂ©elle. Les puces seront produites par Nvidia, les logiciels dĂ©veloppĂ©s aux Ătats-Unis.
Nous allons principalement acheter des services et des plateformes étrangÚres, payés par de l'investissement étranger.
Certes, une petite partie de ces fonds ira aux salaires des chercheurs, mais fondamentalement, la stratégie actuelle semble transformer la France en simple hub technologique, plutÎt qu'en destination finale de la valeur ajoutée.
Cependant, il y a un vrai vainqueur de ces annonces : Mistral qui, à l'instar de Doctolib pendant le Covid, a bénéficié d'une publicité gratuite de la part du président de la République et d'une campagne sur les réseaux sociaux en présentant la société comme le choix "patriotique".
Mais la question demeure sur Mistral.
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