Je suis arrivé hier au FIC.
Démarrage par une petite keynote sur la géopolitique des machines intelligentes.
Mais surtout pour la plénière d’ouverture, où je me suis retrouvé au milieu de deux anciens ambassadeurs (de France aux États-Unis, des États-Unis à l’ONU), de l’ancien Premier ministre belge et d’Augustin de Romanet, ex-patron d’Aéroports de Paris pour discuter du futur de l'Europe.

Un débat très interessant. Je mettrai la vidéo du débat en ligne dès qu’elle sera disponible.
Aujourd’hui, à midi, sur le stand de la Région Bretagne F22 — qui a eu la gentillesse de nous prêter un espace et d’apporter quelques bouteilles de cidre — je vais lancer, officieusement, le Conseil de la Résilience Numérique.
Il m’a fallu du temps pour en trouver la bonne définition. Et comme souvent, elle est apparue au moment où je ne l’attendais pas.
La question n’est plus si, mais quand nous aurons à gérer une catastrophe — cyber, numérique ou géopolitique.
Et ce jour-là , à qui ai-je envie d’en parler ? Comment s’organise-t-on ? Qui sont les personnes techniquement, politiquement, opérationnellement capables de débloquer les situations et les crises ? J’en connais une centaine, mais il y en a beaucoup d’autres que j’ai envie de connaître et de rassembler.

Après avoir compris — de la part d’acteurs issus des plus hautes instances — que la France n’a pas de plan B, et que les scénarios inconfortables que nous avons souvent évoqués deviennent de plus en plus probables, j’ai réalisé une chose simple : nous sommes le plan B.
Ça peut sembler fou, mais ceux qui pourraient remettre la France à flot en cas de crise — cyber, politique, géopolitique — ne se connaissent pas entre eux.
C’est ce lien que le Conseil veux créer de manière informelle. Organique. Humaine.
Sans bullshit, sans récupération politique ni agenda caché.
Parce que, pour l’instant, le monde politique ne prépare pas notre l’avenir tech et géopolitique.
Depuis l’élimination probable de Marine Le Pen, tous les regards sont rivés sur une présidentielle plus ouverte que jamais.
Et le cyber devient un sujet de campagne.
Beaucoup de gens croisés dans les allées du FIC m’ont confié travailler pour différentes écuries. Cette année, la politique était partout : de Bruno Retailleau à François Fillon. Il y a quelques semaines, une influenceuse du cyber a même clos sa conférence par un discours de Dominique de Villepin. La gauche s’y intéresse, plus discrètement pour l’instant.
Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui, aucun candidat sérieux ne peut prétendre aux plus hautes fonctions en 2027 sans un plan cyber.
Autrefois, on pouvait faire semblant. Rester vague. Promettre sans livrer. Miser sur des buzzwords au lieu de projets.
Ce temps est révolu.
La France est une cible dans le monde numérique. Ce n’est pas nouveau. Ce qui change, c’est que les Français en prennent conscience. Ils ne sont pas naïfs. Ils voient le monde se tendre. Les discours de Trump sur l’Europe et la défense les inquiètent. Parfois plus que ne l’imaginent les politiques.
Alors, que fait-on ?
Quel plan cyber ? Quel projet ? Quelle stratégie ? Quelle plateforme ?
C’est évidemment pour cela que Villepin, Fillon (et Hollande) sont en embuscade.
Face à une génération plus junior, ils veulent rappeler que l’expérience compte. Mais leurs compétences numériques, à l’ère où Musk et Thiel sont à la Maison-Blanche, restent à démontrer. Faute de vision, ils s’affichent dans les événements cyber pour redorer leur blason.
Pendant que nos politiques apprennent les bases du cyber pour 2027, le Conseil de la Résilience Numérique va, je l'espère nous réunir pour réfléchir, nous préparer, nous organiser, et apprendre ensemble à vivre dans le monde complexe des prochaines années. Si vous n'êtes pas encore membre, c'est le bon moment pour le devenir!

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